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Saint-Quentin - Site internet

Saint-Quentin 1914-1918

Tout au long de l’année, un programme riche à destination de tous les Saint-Quentinois vous attend à travers des actions variées : expositions, conférences, spectacles, actions jeune public, cérémonies, patriotiques, etc.

Une guerre en mémoire

Lorsque le 28 août 1914, les soldats allemands entrent dans la cité, les Saint-Quentinois sont loin d’imaginer ce qu’ils devront endurer en peines et en souffrances : 36 mois d’occupation suivis d’un exode puis d’un retour dans une cité dévastée, en partie anéantie.

L’occupation, c’est avant toute la cohabitation forcée de 45 000 habitants pris au piège, d’une part avec l’administration allemande qui contrôle les faits et gestes, le ravitaillement, la vie publique, et d’autre part avec les officiers et les soldats de la 2ème armée allemande cantonnés à Saint-Quentin. Quelques uns résistent et le paient de leur vie, ou sont condamnés à l’amende ou à l’emprisonnement en Allemagne. Nombreux sont ceux qui, trop jeunes, trop vieux ou exemptés lors de la mobilisation d’août 14, sont réquisitionnés pour partir sur les chantiers allemands de la région ou travailler dans les ateliers militaires installés dans les usines métallurgiques. L’industrie textile, puissance et fierté de la cité, est rapidement stoppée, dépouillée et anéantie.

Ce territoire occupé, coupé du reste du territoire national par la ligne de front, vit dans l’ignorance des réalités des combats, dans l’angoisse pour les êtres chers partis se battre… Les seules nouvelles, notamment les listes de prisonniers, sont distillées par la presse allemande dont on se méfie, les coupures de presse clandestines et le bouche à oreille, etc. La question primordiale de l’alimentation est au coeur des préoccupations quotidiennes : le ravitaillement mis en place en 1915 par le comité hispano-américain, l’achat de denrées en Belgique et Hollande sous le contrôle de l’administration allemande, l’approvisionnement aléatoire dans les campagnes environnantes, etc.

Avec le repli des forces allemandes sur la ligne Hindenburg passant par Saint-Quentin, la décision est prise par l’armée de vider la cité de ses habitants en mars 1917 vers l’arrière, dans les villes du Nord et en Belgique. Certains habitants seront rapatriés en France, via la Suisse. La ville, touchée jusqu’alors uniquement par les bombardements aériens concentrés sur le quartier de la gare, est désormais la cible des tirs de l’artillerie française et anglaise qui cherche à déloger l’armée allemande. Lorsque les soldats français du général Debeney entrent dans la cité le 1er octobre 1918, tout n’est que désolation. Si le chiffre officiel des destructions est de 60 %, en réalité aucune maison n’est habitable en l’état. Le retour de la population sera lent et progressif. Au printemps et à l’automne 1919, l’industrie se relève. Les habitants se réinstallent, en partie dans des cités provisoires. Saint-Quentin panse ses plaies, se reconstruit pour se tourner vers l’avenir.